Guide Economie
Toyotisme

Ce que l’on a nommé « toyotisme » est l’organisation du travail et de la production mise en place au début des années 1950 par le constructeur automobile japonais Toyota sous l’impulsion de l’un des ingénieurs de cette société, Taiichi Ohno.
Le premier principe fondateur du toyotisme est l’inversion des méthodes de planification de la production en raisonnant de « l’aval » vers « l’amont ».
Il s’est ainsi agi, pour l’ouvrier en bout de chaîne, de remonter les besoins, à partir de la commande finale destinée aux clients, vers les autres ouvriers se trouvant plus en amont du processus de production, jusqu’à la fonderie du moteur et aux autres pièces de base.
Un système d’information nouveau, matérialisé par de simples fiches de papier nommées « kanban » fut introduit chez Toyota dès 1953 et eut notamment pour conséquence d’éviter toute production excessive.
Le « kanban » en tant que système de production est celui du « juste-à-temps », dont le principe est celui d’un « flux tendu » à toutes les étapes du processus, les coûts des stocks s’en trouvant notamment diminués.
Toyota institua par la même occasion une autonomisation des lignes de fabrication ainsi qu’un principe de production « mixte », c’est-à-dire la capacité d’une même ligne de produire des modèles différents.
Dans le même temps, les ateliers étaient mis en concurrence les uns avec les autres, avec pour objectif majeur une réduction du temps standard de fabrication des produits au service d’une amélioration de l’efficacité productive.
Ainsi était mis en pratique la théorie du « kaizen » (« amélioration continue »), exprimé aussi sous la forme de « cercles de qualité » destinés à faire « remonter » les suggestions des agents de production tout en augmentant leur « implication » dans le processus productif.
Les pratiques du toyotisme peuvent être assimilées à une politique permanente de réduction des coûts au service d’une compétitivité prix.
S’il est vrai que Toyota devint le premier constructeur automobile mondial en 2007, plusieurs piliers du système toyotiste furent remis en cause au sein de cette entreprise à partir du début des années 1990, probablement sous l’influence de ses filiales européennes : le système de salaire et de promotion fut adapté, les heures supplémentaires non programmées furent supprimées, et les chaînes de montage revinrent enfin sur le principe de l’absence d’un stock intermédiaire.
A lire sur le même thème dans le Guide Economie
| Récession, OPEP, OIT ... |
|---|
|

