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Taylorisme

On nomme « taylorisme » les principes de l’organisation scientifique du travail mis en application dans l’industrie américaine (la sidérurgie, en tout premier lieu), puis dans la plupart des entreprises manufacturières du monde occidental, à partir du début du XXe siècle à la suite de la publication du livre « The Principles of Scientific Management » (1911) par l’ingénieur américain F. W. Taylor.
Après les travaux d’Adam Smith sur la division du travail, le taylorisme promeut une méthode de production qui repose sur une division du travail en tâches répétitives (avec une tâche unique pour un poste fixe), ainsi que sur une rémunération au rendement.
L’organisation scientifique du travail opère en pratique de la façon suivante :
- par étude systématique des pratiques des meilleurs ouvriers, afin de déterminer la « meilleure façon de faire » qui sera ensuite appliquée à tous sous forme de standard ;
- par division de la séquence productive en plusieurs mouvements élémentaires qui constitueront ensuite autant de postes de travail ;
- par chronométrage des tâches réalisées ;
- par incitations financières destinées à maintenir ou à améliorer les cadences.
L’objectif fondamental du taylorisme est donc l’amélioration de la productivité des entreprises.
Le taylorisme induit une double division du travail : horizontale entre ouvriers, et verticale entre ouvriers et personnels d’encadrement.
Si le film « Les temps modernes » de Charlie Chaplin dénonça en détail les ressorts d’aliénation impliqués par l’application à la lettre des méthodes tayloristes, c’est surtout à partir des années 1960 qu’une hostilité des ouvriers des pays industrialisés se développa (avec ses conséquences en termes d’absentéisme ou encore de grèves) à l’encontre de l’organisation scientifique du travail.
En un certain sens, l’automatisation des métiers de l’industrie relativisa certains des aspects les plus pénibles du travail ouvrier.
Le choix d’augmenter la rotation des postes, d’élargir et d’enrichir les tâches, la constitution de cercles de qualité ou encore l’élargissement de l’autonomie des salariés allèrent également dans ce sens.
Le taylorisme est l’un des aspects importants du fordime.
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