Guide Economie
Taux de chômage

Pour apprécier les performances d’une économie en matière d’emploi, le taux de chômage est l’indicateur le plus utilisé : il met en rapport au numérateur le nombre d’individus considérés par convention en situation de chômage, et au dénominateur la population active.
Le chômage n’a commencé à être mesuré qu’à partir de la fin du XIXe siècle, mais il n’est devenu une préoccupation véritable des autorités que pendant l’entre-deux-guerres, à mesure que l’opinion publique se révélait manifester une préférence de politique économique en faveur des objectifs d’activité.
Depuis le milieu des années 1970, les économies les plus avancées ont dû faire face à la montée du chômage, et aucune n’a pu éviter des interrogations relatives à la gestion sociale du sous-emploi et à la lutte contre le chômage via telle ou telle décision de politique économique.
Ces 20 dernières années, la mesure du chômage est caractérisée par une tendance à la sous-estimation de la réalité du phénomène : il s’agit pour les autorités de préserver la confiance des agents économiques.
Si la mesure exacte du chômage et difficile, c’est aussi parce que des franges importantes de la population se trouvent dans des situations intermédiaires entre l’emploi, l’inactivité et le chômage.
Ainsi le travail dit « à temps réduit » peut-il être exercé à plein temps mais de manière discontinue (intérimaires, travail saisonnier), ou encore à temps partiel. Si cette dernière situation est volontaire, l’individu se situe entre activité et inactivité ; si elle est involontaire, on peut dire que cette situation est à mi-chemin de l’activité et du chômage.
Selon la définition ancienne (1954) du Bureau International du Travail (BIT), trois conditions doivent être remplies pour être considéré comme chômeur : l’absence d’emploi salarié ou non pendant une période de référence ; un comportement de recherche d’emploi ; une disponibilité pour l’acceptation d’un emploi.
Ce dernier énoncé fait disparaître des individus des recensements du chômage pour les compter dans la population inactive.
Ainsi en est-il des salariés prenant une « retraite anticipée » (dispositif très développé en France), des individus en formation professionnelle indisponibles pour un emploi immédiat, ou encore des chômeurs réels mais non inscrits, en France, à l’ANPE.
Si toutes ces personnes étaient prises en compte dans la mesure du taux de chômage, les chiffres publiés seraient très supérieurs à ceux que définit le BIT.
Des comparaisons dans le temps et entre pays demeurent néanmoins pertinentes grâce à cette définition.
Calculs par pays (estimations 2008/2009) : France 8 %, Allemagne 7,1 % ; Royaume-Uni 5,6 % ; Espagne 15 % ; Etats-Unis 6,2 % ; Japon 4,5 %.
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