Guide Economie
Chômage

Le chômage peut être défini comme l’inactivité forcée des hommes et des femmes, c’est-à-dire de la « main d’œuvre ».
L’inactivité non forcée constitue le chômage volontaire, phénomène qui se produit, selon la théorie néo-classique, lorsqu’un individu estime que les conditions de travail (salaire, etc.) ne sont pas satisfaisantes en regard du sacrifice consenti pour travailler (« chômage naturel incompressible »).
Historiquement, en période de forte croissance économique, le chômage est un phénomène marginal. En revanche, lorsque la croissance économiquee est faible ou négative (récession) avec une forte croissance de la population active, le sous-emploi de la main d’œuvre se transforme en chômage de masse.
Les explications traditionnelles du chômage explorent trois pistes : le coût excessif du travail, l’insuffisance de la demande, l’influence du progrès technique.
Pour les néo-classiques et les libéraux par exemple, le chômage est dû à la rigidité du marché du travail (coût, existence d’un salaire minimum, etc.) et la libéralisation de ce marché est la solution.
Pour Keynes et les keynésiens, le chômage résulte d’une faiblesse de la demande de travail (de la part des entreprises), qui elle-même est causée par une insuffisance de la demande (de biens et de services) globale.
La réponse la plus adaptée au chômage sera donc une politique de soutien de la demande globale, via la politique monétaire, mais aussi et surtout la politique budgétaire qui permet d’ajuster de façon conjoncturelle les recettes et les dépenses publiques.
La France comptait 580000 chômeurs en 1974, 2 millions en 1982, 3 millions en 1994 (après une diminution à la fin des années 1980) et 2,3 millions en 2007 à la suite d’une période de baisse du chômage, le nombre de chômeurs étant reparti à la hausse dans le contexte de la crise financière puis économique globale de 2007/2008.
Cette évolution historique du chômage peut être doublée d’une comparaison pertinente entre catégories socioprofessionnelles (en France en 2007, 15 % de taux de chômage pour les ouvriers contre 4 % pour les cadres et 8 % pour les employés), par tranche d’âge (chômage supérieur des jeunes en France mais aussi en Europe), ou encore entre hommes et femmes.
Des comparaisons entre pays semblent également pertinentes et utiles. Ainsi les Pays-Bas (3,9 % de taux de chômage en 2007), le Danemark (3,9 %), les Etats-Unis (4,6 %) ou encore le Royaume-Uni semblaient avoir quasiment « vaincu » le chômage grâce à la croissance économique du début des années 2000.
A lire sur le même thème dans le Guide Economie
| Chômage, capitalisme, conjoncture ... |
|---|
|



Guide Bourse