Actualité économique

jeudi 18 mars 2010 - 07:01


Economie : Berlin durcit le ton, Athènes reparle du FMI...

 

 
Economie : Berlin durcit le ton, Athènes reparle du FMI... - Trading - Finance - Actions sur Trader-Finance.fr Le dossier grec est loin d'être refermé... Chaque jour, il attise davantage les tensions intra-européennes. En effet, malgré l'adoption lundi d'un projet européen d'aide à la Grèce, l'Allemagne continue de se montrer extrêmement réticente à ce sujet. Au point que l'espoir d'aboutir à un plan détaillé, lors de la réunion des chefs d'État européens des 25 et 26 mars semble désormais s'effilocher...

Hier, la chancelière Angela Merkel a jeté un nouveau pavé dans la mare : elle a estimé que l'Europe devrait avoir la possibilité d'exclure en dernier recours un pays de la zone Euro qui ne remplirait pas les conditions en matière de déficit budgétaire !
Passablement agacée par les récentes critiques contre l'Allemagne, Mme Merkel a défendu le modèle allemand basé sur la maîtrise des coûts et les exportations : "Un gouvernement économique européen doit s'aligner sur les Etats membres les plus rapides et les meilleurs, pas sur les plus faibles", a-t-elle affirmé, en réponse notamment aux propos de Christine Lagarde. La ministre française des finances avait estimé que l'Allemagne devrait rééquilibrer son économie vers la consommation intérieure et réduire sa dépendance aux exportations.

De son côté, le président de la Banque Centrale Européenne, Jean-Claude Trichet, avait qualifié "d'hypothèse absurde" l'exclusion d'un membre de la zone Euro, dans un entretien publié par l'hebdomadaire 'Le Point', réalisé avant le discours d'Angela Merkel.

Quant au premier concerné, le Premier ministre grec George Papandréou, il a laissé entendre une nouvelle fois, hier, que son pays pourrait avoir recours au Fonds monétaire international (FMI) si l'Europe ne soutenait pas Athènes... Jusqu'ici, l'Europe a exclu cette possibilité, la considérant comme un aveu d'échec pour l'Union. Mais, dans ce domaine également, il ne semble pas y avoir d'unanimité parmi les Etats membres... Selon des hauts responsables allemands, cités ce matin par la presse, Berlin aurait changé de position et préférerait désormais voir intervenir le FMI plutôt que de devoir mettre la main au portefeuille !...

La question cruciale pour Athènes reste de parvenir à emprunter à des taux raisonnables, proches de la moyenne européenne (3,5% à 4% à 10 ans, contre plus de 6% dernièrement pour la Grèce). Lors d'une conférence de presse, M. Papandréou a déclaré que "si nous nous rendons compte que nous allons devoir emprunter à des taux d'intérêt extrêmement élevés" sur les marchés, "toutes les options sont là, rien n'est exclu". Toutefois, a ajouté le premier ministre grec, "nous préfèrerions une solution européenne".

Rappelons que la Grèce doit refinancer 54 Milliards d'Euros cette année, dont 20 MdsE d'ici à la fin mai... Sous la pression de Bruxelles, le pays a adopté récemment un plan d'austérité, dont l'objectif est de réduire dès cette année sa dette publique de 12,7% du PIB à 8,7%, avant d'atteindre la zone des 3% en 2012.

 

 

 

 
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